Vous qui me lisez il vous est peut-être arrivé de vous retrouver dans une situation abracadabrantesque (© J. C.), inextricable et surtout pas à votre goût JUSTE parce qu’à un instant précis vous n’avez pas su, pas osé dire NON à votre interlocuteur.
Les conséquences ne sont pas forcément dramatiques ça peut se traduire par une séance de ciné ennuyeuse à souhait, ou une énième part d’un plat que vous n’aimez pas. Seulement ça peut aussi être plus embêtant que cela et vous vous retrouvez en vacances à la montagne alors que vous avez un vertige maladif par exemple.
Bref, ne pas savoir m’imposer ou simplement ne pas savoir être MOI de peur de froisser L’AUTRE ça m’arrive- trop souvent- mais aujourd’hui je vais aborder le problème vu de de l’autre rive.
Ce week-end je devais le passer en partie seule avec ma princesse, mon homme se rendant à une fête samedi soir et emmenant mon lutin avec lui. L’invitation avait été lancée plusieurs semaines auparavant, sans précision en dehors du lieu et de la date, nous nous étions alors concertés et avions décidé que je resterai à la maison avec la puce. Aussitôt mon homme prévenait l’intéressée (appelons là G.) de sa venue avec le lutin. fin de l’épisode 1.
Et puis vendredi soir, téléphone….G. au bout du fil qui semble inquiète de la présence du lutin à cette sauterie. Mon homme, un peu bête (en fait je n’aurais pas fait mieux) tente de la rassurer sur le niveau de sociabilité et d’adaptabilité (ça se dit ça?) de notre lutin que nous avons emmené presque partout depuis près de 4 ans, qui a campé en Ecosse en mars 2007, manifesté en pays anglophone en juillet 2005, alors c’est pas une assemblée d’adultes dans une maison qui va lui faire peur d’autant qu’à 22h/22h30 max il sera couché! bon pour finir G. admet qu’elle craint que les invités puissent se trouver “gênés” de la présence d’un enfant. Mon homme propose un compromis et si vraiment il y a souci ils ne s’incrusteront pas, et iront passer la nuit ailleurs. fin de l’épisode 2.
Samedi, 1h30 avant le départ un sms nous informe que pour être honnête la présence de notre fils n’est pas souhaitée ce soir…fin
Alors maintenant mon ressenti vu presque de l’extérieur puisque c’est mon homme qui a vécu cela plus que moi.
Sur le fond: ça ne me pose pas de souci qu’il y ait des fêtes “d’adultes”, certes nous nous séparons peu de nos enfants, mais en connaissance de cause il nous arrive de sortir seuls, le choix nous appartient.
Sur la forme: c’est là que le bas blesse….que le morceau soit craché juste avant le départ, en dernière minute, nous mettant dans la désagréable situation de devoir gérer la déception de mon lutin qui se faisait une joie de sortir “entre mecs”!
A présent pure spéculation de ma part:
-la fête était dès le départ une fête “pour adultes”, celles qui invitaient pensaient que nous aurions assez de jugeotte pour venir de nous mêmes sans enfants?
-G. n’était pas contre la présence de mon lutin à la base mais la co-organisatrice (que je ne connais pas) l’a convaincue?
Quelle que soit l’hypothèse, présente ou non ici, je suppose tout de même qu’elle n’a pas réalisé le “problème” seulement vendredi mais qu’elle s’est trouvée dans la fameuse spirale que je décrivais en début d’article…
Je ne lui en veux pas personnellement, je trouve juste cela dommage, pour mon homme, pour mon fils… (bon et puis flûte je pensais avoir une soirée tranquille moi
) et cette histoire aura au moins le mérite de me faire réfléchir et à l’avenir je crois que je prendrais garde à ne pas tomber dans la spirale en question (et si je tombe, j’essaierais de m’en extirper au plus vite!)






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C’est quand même un peu fort de te prévenir juste avant de partir ou presque. Peut-être n’a t’elle pas osé dire “non” dès le départ en espérant trouver une sortie de secours? Si tel est le cas, c’est du reculer pour mieux sauter.
Lili dit:
oui j’imagine que c’est ce qui a dû arriver…mais je ne vois pas comment la situation aurait pu se transformer d’elle même!et bah c’est pas cool tout ça, pour T, comme pour L ! il a pleuré ? (L bien sûr, pas T
au début de ton message, j’ai cru que tu faisais cf. à ma situation d’il y a qqs jours !
et pour le long week end en mars, ça tient tjs leur déplacement ?
Lili dit:
ah ben tiens je n’avais même pas pensé à ton “cas” en écrivant mon articleIls auraient pu aller au cinoch tous les 2 plutot que de rester dans tes pattes
Ce que je lis aussi c’est que parfois on essaye de dire non (genre la conversation telephonique ct probablmenet son but a G) mais l’autre ne l’entend pas….. ahhhhh la communication
Lili dit:
je pense aussi. seulement plutôt que de tenter de dire “les adultes vont êtres gênés par ton lutin” elle essayait de prouver que le lutin allait être gêné ?! mais je la comprends hein, ça aurait tout à fait pu être moi…moi j ose pas dire non mais je reviens pas dessus
là c’est incorrect, c’est un manque de respect… et puis c’est tarte…
Lili dit:
je crois qu’une fois dans la spirale je serais allée au bout du truc…mais bon comme je le dis dans l’hypothèse il y avait peut-être pressionG. lit ton blog ou pas ?
Mon avis: de l’impolitesse en premier sentiment…..
Lili dit:
A priori non…ma meilleure amie m’a appris à dire non y’a 17 ans de ça*…. m’enfin en 17 ans de rééducation j’ai pas encore atteint la perfectitude
mais jamais je ne me suis comportée et me comporterait comme G… soit je parviens à dire non, soit j’assume mon imperfectitude ! mais je change pas d’avis face aux autres quelques heures avant qu’ils ne viennent…
bisous tout plein et bonne rééducation à toi aussi
*pas le temps de raconter au taff
Lili dit:
tu me raconteras l’épisode d’il y a 17 ans quand tu auras l’occasion!Il manque au moins un épisode :
En début de semaine un mail arrive avec quelques détails pratiques, mail auquel je répond en confirmant à nouveau notre venue. C’est en fait le jeudi qu’un coup de fil de G. pour me demander si j’ai prévu un matelas pour L et qui m’indique dans quel chambre il sera le mieux pour dormir… Bref, plutôt positif et c’est un mail du lendemain, le vendredi donc, qui introduit les interrogations de sa présence au milieu d’adultes en train de guincher.
Et le reste, vous le connaissez…
Pas de soucis en ce qui la concerne (on ne lui en veut pas), juste bcp moins envie d’aller la voir… Comme si on avait pas assez d’autres amiEs qu’on a déjà pas assez le temps de rencontrer aussi souvent qu’on le souhaite.
Cath : Le cinoche n’eut pas été suffisant, on serait venu trop tôt qu’elle puisse en profiter suffisamment (mais à la place, elle a pu avoir son dimanche matin : piscine !). J’ai bien pensé à une virée sur Paris…
Lili dit:
Merci pour ces précisions my dearAïe ! Pas sympa tout ça! Surtout le coup de prévenir à la dernière minute par SMS, surtout si en début de semaine la présence de L ne semblait pas poser de soucis…
Nos amis savent qu’on a pas moyen de faire garder nos doudoux donc s’ils nous invitent c’est avec eux.
Lili dit:
oui les choses ont manqué de clarté…bref…